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Nous voulons bâtir un Congo numérique

Connecté, interopérable, sécurisé et piloté par la donnée

Chaque jour, des millions de Congolais communiquent, entreprennent, apprennent, travaillent et innovent grâce au numérique

Notre rôle ?

Construire les fondations du Congo numérique

Pourquoi construisons-nous l'État numérique ?

  1. Parce qu'un citoyen ne devrait jamais perdre une journée pour accomplir une démarche administrative
  2. Parce qu'une entreprise doit pouvoir créer de la valeur sans être freinée par la complexité
  3. Parce que les administrations doivent partager l'information plutôt que demander plusieurs fois les mêmes documents
  4. Parce que les données, les infrastructures et l'intelligence artificielle utilisés de manière responsable peuvent améliorer durablement les services publics
  5. Parce que chaque Congolais, d'où qu'il se trouve, devrait bénéficier de la même connectivité et des mêmes opportunités

Voilà pourquoi nous construisons l'État numérique du Congo

Nos objectifs stratégiques

  • Transformer les services publics

    Digitaliser les démarches administratives les plus utilisées : casier judiciaire, passeport, état civil, création d'entreprise, fiscalité et bien d'autres

  • Renforcer les recettes publiques

    Faciliter les paiements numériques, améliorer le recouvrement et lutter contre la fraude grâce à la donnée et à l'automatisation

  • Construire les infrastructures publiques numériques

    Déployer l'identité numérique, l'interopérabilité des administrations et les paiements numériques gouvernementaux

  • Renforcer la souveraineté numérique

    Développer les capacités nationales en cybersécurité, gouvernance des données et hébergement souverain via le Data Center National

  • Développer l'économie numérique

    Soutenir les startups, les talents numériques, l'innovation et l'émergence de nouveaux emplois congolais

Mettre le numérique au service d'un État plus fort, d'une économie plus productive et de chaque Congolais.

Il ne peut y avoir de prospérité durable sans un État fort. Et il ne peut y avoir d’État fort sans une administration capable de décider, d’exécuter, de mesurer ses résultats et de servir correctement les citoyens.

La République du Congo a démontré sa capacité à préserver la paix, la sécurité et la stabilité, et à réaliser de grandes infrastructures physiques. Il nous faut désormais porter la même ambition sur nos infrastructures immatérielles : le capital humain, la qualité de l’administration, la justice, le climat des affaires, la protection de l’environnement, la donnée et la confiance entre l’État, les citoyens et les entreprises.

Notre ambition est de transformer ce capital de stabilité en un avantage compétitif pour l’Afrique centrale. Nous voulons faire du Congo un pays où l’État inspire confiance, où les entreprises investissent avec confiance et où chaque jeune peut croire que son talent compte davantage que son réseau.

Nous sommes convaincus que le développement durable d’une Nation repose avant tout sur sa capacité à révéler le potentiel de sa jeunesse, à promouvoir le mérite et à offrir à chacun les mêmes opportunités de contribuer au développement du pays.

Cette égalité des chances doit aussi être territoriale. Un citoyen vivant dans un département éloigné doit pouvoir accéder aux mêmes services, aux mêmes informations et aux mêmes opportunités qu’un citoyen vivant dans les grands centres urbains. Le numérique doit rapprocher l’État des territoires, et non renforcer les fractures existantes.

C’est dans cet espace que notre ministère doit être utile.

01La technologie n'est pas la finalité. Elle est un multiplicateur

Notre priorité est de construire les infrastructures numériques publiques qui permettront à l’ensemble des administrations, des entreprises et des citoyens de fonctionner plus efficacement.

Ces infrastructures reposent sur trois niveaux complémentaires :

  • les infrastructures physiques : les télécommunications, la fibre, les centres de données et le cloud souverain ;
  • les infrastructures publiques numériques, ou Digital Public Infrastructures (DPI) : l’identité numérique, les plateformes nationales d’interopérabilité, les paiements numériques, les registres de référence, la signature électronique et les autres services de confiance ;
  • les technologies d’exploitation et d’innovation : la donnée, l’intelligence artificielle, la FinTech, la GovTech et la cybersécurité.

Ces éléments ne constituent pas une collection de projets techniques. Ils forment les fondations d’un État moderne.

Ils devront être conçus dès l’origine selon des principes de sécurité, de protection des données personnelles, d’interopérabilité, de souveraineté et d’inclusion. La confiance des citoyens ne sera pas une conséquence du projet ; elle devra être une condition de sa conception.

Bien utilisées, ces technologies permettent de collecter plus justement les recettes, de réduire la fraude, de raccourcir les délais administratifs, de mieux cibler les politiques publiques et d’offrir des services accessibles partout sur le territoire.

Un citoyen ne devrait pas perdre plusieurs journées pour obtenir un document que l’État possède déjà. Une entreprise ne devrait pas déposer la même information auprès de cinq administrations différentes. Un ministre ne devrait pas attendre plusieurs mois pour disposer des données nécessaires à une décision urgente.

Notre objectif est simple : connecter les administrations, simplifier les procédures, sécuriser les données et délivrer des services qui fonctionnent réellement.

02Une conviction personnelle

Mon engagement dans cette mission est directement lié à mon parcours.

Mon expérience dans l’utilisation de données alternatives m’a appris que les personnes considérées comme « invisibles » par les systèmes traditionnels ne sont pas nécessairement sans activité, sans potentiel ou sans capacité financière. Elles sont souvent simplement mal comprises parce que les institutions ne disposent pas des bonnes données.

Mon expérience dans la création et la croissance de startups m’a appris qu’une vision ne vaut que par sa capacité d’exécution : comprendre un besoin réel, construire rapidement une première solution, la tester avec les utilisateurs, mesurer, corriger et améliorer.

Enfin, mon engagement en faveur de l’inclusion financière repose sur une conviction profonde : la technologie doit élargir l’accès aux opportunités, et non créer une nouvelle forme d’exclusion.

Notre équipe partage également une autre conviction forte. Le talent est partout au Congo. Les opportunités le sont beaucoup moins.

Nous avons rencontré, au cours de nos parcours respectifs, des jeunes développeurs, des entrepreneurs, des ingénieurs, des chercheurs, des agents publics et des membres de la diaspora dont le potentiel est immense, mais qui n’ont pas toujours eu accès aux mêmes opportunités.

Notre responsabilité est de construire un État qui permette à chacun d’exprimer pleinement son potentiel, indépendamment de son origine, de son parcours ou de son réseau.

La transformation numérique doit être un formidable accélérateur d’égalité des chances.

Donner sa chance à la jeunesse ne signifie pas opposer les générations. Nous voulons associer l’énergie des jeunes talents à l’expérience des agents publics, des professionnels et des entrepreneurs qui connaissent profondément notre pays et ses institutions.

Nous appliquerons ces enseignements à l’action publique.

03Être au service du Gouvernement

Le Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique n’a pas vocation à devenir le propriétaire des projets numériques de tous les ministères. Il doit devenir leur partenaire de transformation.

Nous serons au service de nos collègues du Gouvernement : pour les aider à simplifier leurs procédures, sécuriser leurs systèmes, digitaliser leurs paiements, améliorer leurs recettes, mieux exploiter leurs données et offrir des services de meilleure qualité.

La transformation sera portée par une équipe élargie : le Cabinet, l’ADEN et l’ARPCE, dans le respect de leurs responsabilités respectives, mais aussi les agences partenaires telles que l’ACSI et le GUOT, ainsi que les entreprises publiques stratégiques que sont notamment Congo Télécom, la SOPECO et la Banque Postale.

Nous voulons faire travailler cet écosystème comme une seule équipe.

Cette équipe dépassera les frontières administratives traditionnelles. Nous rassemblerons des compétences issues de l’administration publique, du secteur privé, des startups, de la recherche, de la diaspora, des organisations internationales et de nos partenaires techniques et financiers.

Nous croyons profondément que les meilleures solutions naissent de la diversité des expériences. Notre responsabilité sera de créer les conditions pour que ces talents travaillent ensemble au service d’une même ambition nationale, avec des responsabilités claires, des standards communs, des équipes multidisciplinaires et une culture partagée du résultat.

La Delivery Unit sera le moteur opérationnel de cette méthode. Elle ne se substituera pas aux ministères, aux directions des systèmes d’information ou aux agences. Elle les accompagnera, coordonnera les dépendances, apportera les compétences manquantes et accélérera la mise en production.

04De meilleures recettes pour de meilleurs services

Notre administration ne peut pas transformer le pays si ses structures consacrent l’essentiel de leur énergie à rechercher les moyens de leur fonctionnement quotidien.

Une administration qui doit continuellement trouver du carburant, du papier, une connexion internet ou quelques crédits de mission ne peut pas pleinement se concentrer sur sa mission de service public.

La mobilisation de recettes supplémentaires, un meilleur contrôle des dépenses publiques et la lutte contre la fraude sont donc indispensables.

Mais le contrat avec les citoyens doit être clair : plus de recettes doit aussi signifier plus de services, plus de transparence et plus d’équité.

Avec nos collègues en charge des Finances, de la Fonction publique, de la réforme et de la qualité du service public, ainsi que du contrôle de l’État, nous devons construire un nouveau modèle : des administrations mieux équipées, des processus plus simples, des paiements traçables, des décisions fondées sur la donnée et des résultats mesurables.

Nous ne devons pas simplement numériser les formulaires existants. Numériser une mauvaise procédure ne la rend pas meilleure ; cela la rend seulement plus rapide. Nous commencerons donc par supprimer les étapes inutiles, clarifier les responsabilités et repenser les services du point de vue du citoyen.

05L'État comme architecte d'opportunités

Le modèle dans lequel l’administration publique absorbe une part toujours plus importante de la demande d’emploi a atteint ses limites.

La fonction première de l’État n’est pas d’être l’employeur de dernier recours. Elle est de créer les conditions dans lesquelles les citoyens peuvent apprendre, entreprendre, investir, produire et trouver un emploi dans une économie dynamique.

La diversification économique doit désormais produire des résultats visibles : des entreprises plus nombreuses, des emplois durables, des compétences locales et de nouveaux marchés.

La transformation numérique de l’État créera une demande publique importante en logiciels, cybersécurité, centres de données, services cloud, paiements, formation, maintenance et assistance aux usagers. Chaque fois que les compétences existent au Congo, cette demande doit bénéficier aux acteurs locaux.

Notre ambition est également de faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs technologiques congolais. Chaque grand projet numérique devra devenir une école de compétences, un accélérateur d’entreprises locales et un levier de création d’emplois qualifiés.

Nous voulons que les jeunes ingénieurs, développeurs, designers, chefs de projet et entrepreneurs puissent construire leur avenir au Congo et participer directement à la modernisation de leur pays.

Nous privilégierons de nouveaux modèles économiques et, lorsque cela est pertinent, des partenariats public-privé équilibrés. L’État n’a pas vocation à tout financer ni à tout opérer. Il doit définir les règles, protéger l’intérêt général et créer les conditions permettant de mobiliser les investisseurs, les partenaires privés et les capitaux nationaux et internationaux.

Lorsque la technologie doit être acquise à l’extérieur, les contrats devront organiser un véritable transfert de compétences, documenter les architectures, former les équipes congolaises et permettre l’émergence progressive d’un écosystème national robuste.

Nous ne voulons pas seulement acheter des solutions. Nous voulons construire des capacités.

06Une nouvelle manière de travailler

Cette démarche sera aussi une expérimentation : introduire dans l’espace public certaines pratiques qui ont fait leurs preuves dans les organisations performantes.

Nous avons volontairement constitué une équipe aux profils complémentaires : des hauts fonctionnaires expérimentés, des entrepreneurs, des experts internationaux, des ingénieurs, des spécialistes des politiques publiques et des jeunes talents congolais. Cette diversité constitue notre première force.

Nous ne cherchons pas l’uniformité. Nous recherchons la complémentarité, l’excellence et l’engagement au service du bien commun.

Des objectifs précis. Des cycles de livraison courts. Des tableaux de bord accessibles. Une responsabilité clairement attribuée. Une écoute permanente des utilisateurs.

Nous publierons régulièrement l’état d’avancement de nos principaux engagements, les résultats obtenus et les difficultés rencontrées. La transparence ne consistera pas seulement à communiquer sur nos réussites, mais aussi à rendre compte honnêtement de ce qui avance, de ce qui bloque et des mesures prises pour y remédier.

Nous avancerons vite. Nous testerons. Certaines idées devront être corrigées ou abandonnées. Nous accepterons que certaines expérimentations transparentes, limitées et peu coûteuses ne produisent pas immédiatement les résultats attendus, dès lors qu’elles nous permettent d’apprendre rapidement et de corriger notre action.

Nous n’accepterons pas les retards indéfinis, les responsabilités diluées ou les échecs silencieux et répétés.

Cette manière de travailler pourra parfois bousculer les habitudes et susciter des interrogations. Nous prendrons le temps d’expliquer notre méthode, d’écouter les préoccupations et d’associer les institutions concernées, sans renoncer à l’exigence de résultats.

Elle sera guidée par un profond sens du service public, le respect des institutions et une exigence simple : obtenir, dans un délai court, un impact concret et durable.

En conclusion

Notre ambition n’est pas de faire du numérique pour le numérique.

Notre ambition est de contribuer à construire un État qui fonctionne mieux, une économie qui crée davantage d’opportunités et des services publics dont chaque Congolais peut constater l’amélioration.

Notre ambition est aussi de faire émerger une nouvelle génération de femmes et d’hommes qui croient à l’action publique, qui choisissent de servir leur pays avec humilité et qui démontrent chaque jour que l’excellence, le mérite et l’engagement peuvent transformer durablement le Congo.

Cette vision sera jugée non à la qualité de ses intentions, mais aux changements concrets qu’elle produira dans la vie des citoyens, dans le fonctionnement des administrations et dans les perspectives offertes à notre jeunesse.

Parce qu’au fond, la première infrastructure stratégique d’un pays n’est pas technologique. Elle est humaine.

L'ambition en six mots

Servir.Connecter.Simplifier.Sécuriser.Délivrer.Révéler les talents.